Demandez trois devis pour un site vitrine : vous recevrez 800 €, 4 000 € et 15 000 €. Les trois décrivent à peu près la même chose. L'écart ne porte presque jamais sur le nombre de pages.
Ce qui fait vraiment varier le prix
- Qui écrit le contenu. Rédiger dix pages représente souvent plus de travail que les développer.
- Si le design est sur mesure ou si c'est un thème acheté et recoloré.
- Si vous pourrez modifier le site seul, ou s'il faudra repayer à chaque virgule.
- Ce qui se passe après la livraison, et à quel tarif.
Les questions à poser avant de signer
À qui appartient le code une fois le site livré ? Que se passe-t-il si je veux changer de prestataire ? Le prix annoncé peut-il bouger ? Combien coûte une modification six mois plus tard ? Un prestataire qui répond clairement à ces quatre questions vaut mieux qu'un devis moins cher.
Le vrai coût, c'est le site qu'il faut refaire
Un site à 800 € qu'on remplace au bout de dix-huit mois coûte plus cher qu'un site à 3 000 € qui tient cinq ans. L'économie apparente se paie en refonte, en référencement perdu et en temps passé à contourner ses limites.
Ce que recouvrent les trois devis
Le devis à 800 € correspond presque toujours à un gabarit acheté puis recoloré, avec vos textes versés dedans. Ce n'est pas illégitime, et pour certains besoins c'est suffisant — à condition de savoir que c'est ce que vous achetez, et que le site ressemblera à des milliers d'autres.
Le devis à 15 000 € finance généralement une équipe : un commercial, un chef de projet, un designer, un développeur. Le travail effectif sur votre site représente une part de la facture ; le reste paie la coordination entre ces personnes.
Entre les deux se trouve le sur-mesure sans structure intermédiaire. C'est là que se situe la fourchette de 1 500 à 4 000 € pour un site vitrine, selon le nombre de pages et le travail de contenu.
Les postes qu'un devis honnête détaille
- Le nombre de pages, et ce que « page » recouvre exactement.
- Qui rédige les textes, et qui fournit les images.
- Si un CMS est livré, lequel, et sur quels contenus vous aurez réellement la main.
- Ce qui est fait en matière de référencement — un site « optimisé SEO » sans détail ne veut rien dire.
- Le coût d'hébergement annuel, et qui le facture.
- Le tarif des modifications après livraison.
Le coût sur cinq ans, seul chiffre qui compte
Un site se juge sur sa durée de vie, pas sur sa facture initiale. Prenez le prix de départ, ajoutez cinq ans d'hébergement, une dizaine d'interventions annuelles au tarif du prestataire, et le coût de la refonte si le site ne tient pas la distance.
Un site à 800 € remplacé au bout de dix-huit mois, avec des modifications facturées 150 € pièce parce que vous n'y avez pas accès, dépasse largement un site à 3 000 € que vous administrez vous-même et qui tient cinq ans. L'écart ne se voit pas au moment de signer, seulement à la fin.
Le prix peut-il bouger après la signature ?
Il ne devrait pas, sauf si vous demandez quelque chose qui n'était pas prévu. C'est précisément le rôle du document de cadrage : écrire noir sur blanc ce qui est inclus, pour que chaque ajout ultérieur soit un choix chiffré et daté plutôt qu'une mauvaise surprise en fin de projet.
Posez la question directement lors du premier échange. La réponse — et surtout la précision de la réponse — vous en apprendra plus sur votre futur prestataire que son portfolio.